« Fabrique, métamorphose et déconstruction d’un mythe littéraire : enquête sur Hamlet » (Ariane Ferry)

Corpus d’étude : précisions importantes
William SHAKESPEARE, Hamlet, trad. de l'anglais par Jean-Michel Déprats, préface et notes de Gisèle Venet, Paris, Gallimard, coll. « Folio. Théâtre » n° 86, 2008.
Jules LAFORGUE et Carmelo BENE, Hamlet & suite, Senouillac, Vagabonde, 2013. ISBN 978-2-919067-05-3. (On trouvera dans ce petit volume Hamlet ou les suites de la piété filiale de Laforgue et Hamlet suite de Bene).
*** Remarque : il conviendra de lire attentivement l’introduction de Carmelo Bene à son « spectacle textuel » intitulé Hamlet Suite, « montage-collage » fait à partir de toute l’œuvre de Laforgue (Moralités et Poésie). Je ferai référence à cette introduction, mais n’étudierai pas le texte en tant que tel.
Pierre BAYARD, Enquête sur Hamlet. Le dialogue de sourds [2002], Paris, Éditions de Minuit, coll. « Double », 2014. ISBN : 9782707323354.
*** Remarque : L’intérêt de cet essai est double : c’est à la fois une lecture personnelle de la pièce de Shakespeare et de l’histoire de sa réception critique et une enquête visant à produire une nouvelle interprétation du texte et du rôle d’Hamlet dans le meurtre de son père.
Ian MCEWAN [Nutshell, 2016], Dans une coque de noix, trad. France Camus-Pichon, Paris, Gallimard, 2017 : collection Folio, 2019, no 661.
Moment de crise du roman, le XXe siècle est aussi celui de ses réinventions. Les trois œuvres au programme explorent en particulier les jeux et les faux-semblants de récits présentés sous la forme d’une confession - mais une confession souvent ironique, où le Je se met en avant pour mieux se dérober. Avec Mon plus secret conseil (1923), Larbaud joue subtilement avec le monologue intérieur, tandis que Le Bavard de Des Forêts (1946) présente un narrateur s’enivrant de sa propre parole, voire de ses propres mensonges, dans une posture qui n’est pas sans rappeler celle du héros de La Chute, dernier roman publié par Camus (1956). Dans ces confessions fictives, la parole du narrateur se fait alors provocation du lecteur.