
- Enseignant: Caroline Trech


Bonjour à tous,
Bienvenue dans votre espace de cours pour le semestre 2.


Cours d'anglais de spécialité : anglais pour la biologie (compétences orales et écrites)

L’objectif de ce cours est d’introduire les étudiant·es à la sociologie de l’argent, thème qui alimente régulièrement le débat au sein de la société française. Faut-il davantage taxer les riches ? Les pauvres gèrent-ils correctement leur argent ? Quelle place doit occuper l’État dans l’allocation des ressources étatiques ? Comment les sociologues s’y prennent pour traiter de cette thématique « brûlante », en quittant le temps court du débat médiatique et politique ? Quels rapports entretiennent-ils et elles avec leur objet ? Le cours déclinera la thématique de l’argent, en interrogeant la construction des inégalités économiques selon la classe sociale et le genre des individus. Les travaux de l’économiste français mondialement reconnu, Thomas Piketty, montrent que ces inégalités se renforcent depuis la fin du XXe siècle : comment la sociologie peut-elle expliquer ce résultat ? Le cours propose une incursion du côté des riches, des pauvres, du couple et de l’amour pour saisir les ressorts d’une accumulation inégale et genrée du capital. L’étude de l’argent apportera des arguments théoriques et empiriques aux étudiant·es pour traiter du thème de la solidarité (entre riches et pauvres, entre hommes et femmes). Une incursion du côté de la construction sociale de la valeur monétaire du vivant apportera un éclairage original sur la seconde thématique.
Qu’est-ce que la culture ? Comment les pratiques culturelles sont-elles traversées de rapports de pouvoir ? Comment les sociologues se sont saisis de cet objet d’étude au cours du temps ? Cet enseignement vise à interroger et à encourager la réflexivité sur une notion à première vue familière et évidente : la culture. En convoquant l’anthropologie et la sociologie, nous nous demanderons d’abord quels enjeux – sociaux, scientifiques, politiques – sous-tendent les différentes définitions de la culture. Le cours se centrera ensuite sur les pratiques culturelles, dans un sens large (sortie au musée, écoute de musique, style de vie, etc.) – en interrogeant la construction sociale du goût. Qui aime quoi ? Comment comprendre et expliquer les goûts et les dégoûts en matière culturelle ? Tous les goûts et les couleurs sont peut-être dans la nature, mais ils ne se répartissent pas au hasard et dépendent de la classe sociale, du genre, de la génération, de la race assignée, du lieu de vie des individus. En outre, certaines pratiques sont plus légitimes que d’autres. Le cours fera le point sur la théorie de la légitimité culturelle forgée par Pierre Bourdieu dans les années 1970, ainsi que sur le paradigme concurrent des cultural studies, avant d’en souligner les limites, les continuités et les évolutions à partir d’enquêtes récentes – tant quantitatives que qualitatives.
Qu’est-ce qui crée la valeur d’une production artistique ? Quelle place relative occupent les artistes, le marché, les médias, les institutions publiques ? Quels effets l’attribution d’une valeur différenciée (bon/mauvais) a-t-elle sur l’imaginaire d’une population et sur l’ordre social d’un pays ? Ce cours propose une plongée dans le milieu de l’art et de ses prescripteurs (artistes, programmateurs, journalistes, agents, politiques, etc.). À partir de l’analyse de cas concrets empruntés à différentes périodes historiques (de la naissance de l’impressionnisme au stand-up, en passant par la difficile reconnaissance institutionnelle du hip-hop), le cours questionnera comment le milieu artistique est traversé par des rapports de pouvoir, au détriment des classes populaires, des femmes, des individus racisés – relégués à la périphérie des espaces artistiques les plus consacrés. L’art – et les frontières entre art et non art – résulte d’une construction sociale et historique, traversée de luttes et de négociations. Le cours abordera les deux grands paradigmes visant à expliquer ces mécanismes (champ, monde), tout en proposant une approche socio-historique de la place du marché et de l’État, avant d’interroger l’effet sur l’imaginaire et l’ordre social.
